Vitamine E

La Vitamine E est un ensemble de 8 molécules aux effets antioxydants. Elle est utile pour renforcer le système immunitaire. La plupart des gens ne manquent pas de Vitamine E, et elle pourrait être toxique à haute dose : elle est donc peu populaire comme complément alimentaire.

Sur notre page vous allez découvrir les effets prouvés (et non prouvés) de la Vitamine E. Nous analysons les études scientifiques au sujet de cette vitamine pour vous aider à y voir plus clair. Vous pourrez ainsi choisir d’investir (ou non) votre argent dans un complément de Vitamine E, en fonction de l’effet recherché.

 

Résumé : ce qu’il faut savoir

La Vitamine E est un ensemble de 8 molécules, sous la forme de deux molécules (tocophérols et tocotriénols) déclinées en 4 isoformes chacunes (alpha-, beta-, gamma- et delta-). La molécule à laquelle on fait le plus souvent référence comme étant « La Vitamine E » est l’alpha-tocophérol. Presque tous les compléments de Vitamine E en contiennent. La Vitamine E est une vitamine essentielle, on doit donc en consommer régulièrement pour ne pas subir de manque ou de carence.

Consommer de la Vitamine E permet au corps de rester en bonne santé. La majorité des gens n’ont pas de carence en Vitamine E (la carence en vit E est très rare de nos jours) mais peuvent avoir un léger manque si l’alimentation n’en contient pas assez. Il est très facile de corriger un manque en choisissant mieux ses aliments. Les aliments riches en Vitamine E naturelle sont les graines de sésame, l’huile de tournesol, l’épinard et l’avocat. On trouve cette vitamine également (en général) dans tous les fruits à coque et huiles végétales.

Il existe plusieurs situations dans lesquelles la Vitamine E sous forme de complément montre une utilité. Tout d’abord elle renforce le système immunitaire en général, et renforce l’effet des vaccins en particulier. Comme la Vitamine D, elle est également essentielle à la santé osseuse, et peut se montrer utile dans certains cas (comme chez les personnes âgées – à risque de chute et de fracture). Enfin elle pourrait avoir des effets protecteurs contre le déclin cognitif (non confirmé).

La consommation de Vitamine E à haute dose (plus de 260mg ou 400UI par jour) pourrait augmenter le risque de cancer de la prostate et le risque de mort. Ces effets indésirables sont pour l’instant incertains et contestés par certains chercheurs. Il est prudent de ne pas consommer de vitamine E à long terme à haute dose.

Il n’y a pas de danger à la consommation de Vitamine E à petites doses. Cependant, il faut éviter de consommer de la Vitamine E si l’on manque de Vitamine K, ou si l’on suit un traitement anticoagulant (car elle est elle-même un anticoagulant).

On peut combiner la Vitamine E avec :

  • de l’Acide alpha-lipoïque (ALA) ou de la Vitamine C pour augmenter ses effets antioxydants
  • de la Coenzyme Q10 (CoQ10) pour augmenter ses effets antioxydants sur le cholestérol LDL spécifiquement
  • de la Sésamine pour augmenter les niveaux corporels de gamma-tocophérol et gamma-tocotriénol

La Vitamine E est également connue sous le nom de : tocophérols, tocotriénols, alpha-tocophérol, α-Tocophérol, RRR-alpha-tocophérol, d-alpha-tocophérol

 

Précautions d’emploi

Demandez toujours conseil à votre médecin avant de consommer un complément de Vitamine E, surtout si vous suivez un traitement médical ou si vous avez des problèmes de santé.

Ne consommez jamais de Vitamine E si vous suivez un traitement anticoagulant (comme le Coumadin ou la Warfarine) ou si vous avez une carence avérée de Vitamine K. Le risque de saignement et d’hémorragie est réel – surtout à doses élevées.

Les effets secondaires de la Vitamine E (très rares) sont un léger trouble de la vision, étourdissements et maux de tête, nausées et crampes abdominales, diarrhée, fatigue. Lorsqu’elle est utilisée sur la peau, la Vitamine E présente fréquemment un effet secondaire de rougissement, et parfois une dermatite (inflammation).

La vitamine E pourrait être toxique à long terme, il est prudent de ne pas consommer de doses supérieures à 150mg/jour en continu.

Il ne faut jamais consommer plus de 1000mg de Vitamine E par jour.

 

Posologie de la Vitamine E

Un adulte a besoin de 15mg (22,5 UI) de Vitamine E par jour. Il n’y a pas besoin de complément alimentaire pour combler ce besoin : il suffit de choisir quelques aliments riches en Vitamine E pour combler un éventuel manque (olives, avocat, huiles végétales).

Pour renforcer le système immunitaire, consommez 50mg à 150mg de Vitamine E par jour.

Ingérez toujours votre Vitamine E avec une source d’acides gras insaturés à hauteur de 1g d’acide gras pour 2,5mg de Vitamine E (par exemple : 20g d’omégas 3 pour 50mg de Vitamine E).

 

Recherche scientifique

Voici un résumé de l’état de la recherche scientifique sur la Vitamine E. Il s’agit d’une des vitamines les plus étudiées, avec plus de 450 publications scientifiques à son égard. On connait assez bien son action sur le corps humain et donc ses effets.

 

Effets confirmés de la Vitamine E

La Vitamine E influence la mortalité, à la hausse ou à la baisse en fonction de la dose consommée (diminution de la mortalité avec des faibles doses, augmentation avec de hautes doses), mais uniquement chez des personnes en mauvaise santé. On ne sait pas si cet effet s’applique chez des personnes en bonne santé. Il est donc prudent de ne pas consommer de vitamine E à haute dose.

La Vitamine E réduit l’oxydation générale lorsqu’elle est consommée à des doses supérieures à 500mg, uniquement chez les personnes présentant un fort taux d’oxydation. Cet effet antioxydant disparait à des doses plus légères, et ne se manifeste pas chez les personnes ayant un taux d’oxydation normal.

Elle réduit ou diminue également la lipoperoxydation (oxydation des lipides sanguins), en fonction de son effet antioxydant lorsqu’elle exerce un effet supérieur à ceux de la Vitamine C ou de l’ALA, ou pro-oxydant quand elle est présente en quantité inférieure à ces deux nutriments dans le corps.

La Vitamine E augmente ou diminue le débit sanguin et la pression artérielle en fonction respectivement de son activité comme pro-oxydant (Vitamine E en plus grande quantité que la Vitamine C ou l’ALA) ou antioxydant (inverse).

Il y a une diminution du risque de cancer de la prostate chez les fumeurs qui consomment 50mg de Vitamine E par jour, et une augmentation de ce même risque chez des personnes en bonne santé qui consomment 260mg de Vitamine E par jour. On ne sait pas si la diminution du risque à faible dose se manifeste chez les personnes en bonne santé.

Chez les personnes âgées, la Vitamine E renforce l’immunité lorsqu’elle est consommée à des doses de 50mg à 200mg par jour, et elle diminue les niveaux d’interféron de type 2 et d’interleukine 4 (IL-4) chez les personnes âgées ou lorsqu’elle est consommée en combinaison avec un vaccin. Ces effets ne sont pas présents chez des personnes jeunes, ou lors de l’absence de prise de vaccin.

La Vitamine E ne change rien à ces paramètres à elle toute seule :

  • La sensation de bien-être
  • Le cholestérol total, HDL et LDL
  • Le poids total
  • Le nombre de globules blancs et rouges
  • Le glucose sanguin
  • Le risque de cancer du sein, de cancer du colon
  • Le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC)
  • Les niveaux sanguins d’hormones T3, T4
  • Les triglycérides
  • Les niveaux de protéine C réactive
  • L’adhésion cellulaire
  • Le dommage de l’ADN
  • Le temps de saignement

La Vitamine E présente d’autres effets prometteurs qui ne sont pas encore prouvés, ils sont détaillés ci-dessous.

 

Effets supposés de la Vitamine E

La Vitamine E pourrait réduire les symptômes de dysménorrhée (règles douloureuses – algoménorrhée). Cet effet est légèrement supérieur à celui d’un placebo après 4 mois, et à peine plus prononcé avant 4 mois. La dose consommée lors des études scientifiques est de 400 à 500 UI (260 à 330mg) de Vitamine E par jour, de 2 jours avant le début des règles à 3 jours après le début des règles, une seule fois (ne pas répéter à chaque règle).

Il pourrait y avoir une réduction du risque de thromboembolisme lors de la consommation de 600 UI (400mg) de Vitamine E tous les deux jours. Cette réduction du risque est de l’ordre de 27% en général, et 44% chez les personnes ayant déjà été atteintes d’un thromboembolisme. On attend avec impatience une deuxième étude pour confirmer cet effet à la fois intéressant et tout à fait plausible (la Vitamine E étant un anticoagulant).

On pourrait constater une forte diminution du déclin cognitif chez des personnes atteintes d’une forme sévère de la maladie d’Alzheimer, avec une dose de 2000 UI (1320mg) par jour de Vitamine E. Cet effet ne se manifesterait pas lorsque la maladie est légère, ou lorsque le déclin cognitif n’est pas lié à la maladie d’Alzheimer. Nous vous rappelons qu’il est déconseillé de consommer des doses de vitamine E dépassant 1000mg par jour ou 150mg par jour de manière prolongé, et que cet effet n’est pas prouvé.

La Vitamine E en application externe (sur la peau) pourrait augmenter le risque d’érythème (rougeur de la peau). Pour cette raison il ne serait pas recommandé d’utiliser la Vitamine E sur la peau.

Elle pourrait favoriser la repousse des cheveux, chez les personnes atteintes d’alopécie à qui l’on donne une dose journalière de 100mg de tocophérols mélangés pendant 8 mois. Cet effet n’est pas encore démontré.

On remarquerait une diminution des dommages musculaires chez les sportifs chez qui l’on observe également une diminution de la lipoperoxydation. On ne sait pas si cet effet apparaitrait également chez des personnes non sportives. Il n’y aurait pas de diminution en l’absence de lipoperoxydation.

Il pourrait y avoir une baisse de la prolactine chez les personnes atteintes d’urémie chronique, cependant cette baisse n’est pas confirmée, et les doses idéales ne sont pas connues.

La Vitamine E pourrait augmenter le risque d’arrêt cardiaque chez les personnes âgées, de l’ordre de 10% avec une dose de 400UI/jour. La recherche scientifique s’intéresse tout particulièrement à cet effet secondaire qui pourrait être très grave et potentiellement remettre en cause les bienfaits de la vitamine E comme complément alimentaire.

L’administration de vitamine E sous forme de suppositoire pourrait diminuer fortement les symptômes de colite ulcéreuse. Il s’agirait d’un des effets les plus prometteurs de la vitamine E, puisqu’une étude montre la rémission quasi-systématique des patients atteints de colite ulcéreuse soumis à un traitement rectal à la vitamine E.

Il y aurait une augmentation de l’efficacité de la vaccination lorsque la vitamine E est combinée à un vaccin, que ce soit chez des personnes jeunes ou âgées. Il s’agirait d’un autre effet prometteur de la vitamine E, car il ne nécessite pas de prise prolongée et semble être présent de manière quasi systématique. Dans le cas de l’utilisation de vitamine E conjointement à une vaccination, on constaterait également une augmentation de l’immunoglobuline G (sans confirmation).

La Vitamine E pourrait réduire les niveaux de Leucotriène B4 chez les personnes diabétiques, deux études montrent des effets contradictoires (réduction et augmentation) alors que la logique voudrait une diminution. En attente d’une troisième étude de confirmation.

Enfin chez les personnes atteintes de stéatose hépatique on remarque une amélioration de la santé du foie, en particulier une diminution des niveaux de facteur de croissance transformant (TGF-β), des dommages hépatiques, et de la graisse hépatique (graisse du foie).

Grâce aux nombreuses études menées sur la Vitamine E, on sait qu’elle n’aurait absolument aucune influence sur les paramètres suivants (attention la liste est longue) :

  • La capacité à l’effort aérobique
  • Le déclin cognitif
  • La fluence verbale
  • Les niveaux de Thromboxane B2
  • Les niveaux de facteur de nécrose tumorale (TNF alpha)
  • La fonction sexuelle
  • Les plaquettes sanguines
  • L’asthme
  • Les niveaux de vitamine B9, B12
  • Le soin des cicatrices
  • Le risque de la maladie d’Alzheimer
  • Le risque de cancer du poumon et de l’œsophage
  • Le risque d’infarctus du myocarde
  • Le risque de mélanome
  • Le risque de cataracte
  • Le risque d’arthrose
  • Les neutrophiles
  • La mémoire
  • La quantité de lymphocytes
  • Le flux menstruel
  • L’hormone lutéinisante (LH/ICSH)
  • La production d’acide lactique
  • Le fonctionnement des reins
  • La sensibilité à l’insuline
  • L’insuline
  • Le risque de diabète de type 2
  • Les niveaux d’immoglobuline A, E et M
  • Les niveaux d’hémoglobine
  • L’hématocrite
  • Le rythme cardiaque
  • Les niveaux d’HbA1c
  • La testostérone libre
  • L’hormone folliculo-stimulante (FSH)
  • Les niveaux de créatinine
  • Les niveaux de cortisol
  • Les niveaux d’endothéline
  • Le risque de maladie cardiovasculaire
  • Les lymphocytes CD4+ et CD8+
  • La bilirubine
  • Les lymphocytes B
  • Les lymphocytes NK
  • Le rythme de filtration glomérulaire

Voilà, vous savez tout des effets de la Vitamine E sur le corps humain. Au fur et à mesure de la publication de nouvelles recherches scientifiques à son sujet, cette page sera actualisée pour faire part de la découverte de nouveaux effets.

Sources (en anglais) : Wikipedia, Examine

Une réflexion au sujet de « Vitamine E »

  1. Je suis vraiment contante pour tout ces idees que vous relate sur l ‘efficassité et l’inefficassité pour les personne qui ont pour but de transmetre CE medicament a leur patient et pour tout ce qui consomme ce medicament sans l’avis du medecin.merci a vous tous qui sont disponibles pour metre a joux les clients et les consomers de medicament sans une avis medical.

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