Gingembre

Le gingembre est une épice orientale utilisée en cuisine mais également comme complément alimentaire. Elle serait utile pour diminuer les symptômes de nausée, faciliter la digestion, et aussi augmenter la testostérone chez les hommes.

Sur cette page, nous vous présentons un récapitulatif de la recherche scientifique sur les bienfaits du gingembre. Vous allez découvrir les effets du gingembre, à la fois positifs et négatifs. Nous expliquons pour chaque effet s’il a été confirmé (prouvé) ou s’il n’est pas encore prouvé. Vous pourrez ainsi choisir par vous-même si vous devriez en consommer, ou s’il est plus judicieux de choisir un autre complément – en fonction de l’effet recherché.

Nous abordons également les sujets du gingembre pendant la grossesse, et de la combinaison de gingembre et ginseng.

 

Résumé : ce qu’il faut savoir

Le gingembre est une plante dont on utilise le rhizome (la racine) comme ingrédient dans la cuisine asiatique. La racine de gingembre est également consommée sous forme de complément alimentaire pour ses propriétés thérapeutiques.

Le gingembre est utilisé en médecine traditionnelle chinoise et dans l’Ayurveda depuis très longtemps. Cependant, on ne sait pas encore faire la différence entre ses effets prouvés et non prouvés. Il fait actuellement l’objet de nombreuses études dans la médecine occidentale. On devrait donc en savoir plus sur ses bienfaits réels dans les années à venir.

Il est uniquement prouvé (à ce jour) que le gingembre réduit la nausée dans certains cas comme le mal de mer (plus efficace que le Dramamine) ou la nausée due à la grossesse. Il serait très prometteur pour ses effets sur la testostérone, les règles douloureuses, la digestion ou encore l’appétit ou la perte de poids.

Le gingembre est considéré comme un complément très sécuritaire (non dangereux) même pendant la grossesse.

Il est conseillé d’éviter de consommer le gingembre avec du 5-HTP, car il pourrait réduire les effets de ce dernier.

On peut consommer le gingembre avec de l’écorce de magnolia pour augmenter les effets antidépresseurs du magnolia.

Le gingembre est également connu sous le nom de : racine de gingembre, rhizome de gingembre, zingiber officinale, zingiber officinale roscoe, zingiberaceae, ginger, ginger root

Ne pas confondre avec : ginseng, curcuma, curcuma longa, curcuma amada, asarum canadense, gingembre sauvage, gingembre safran, gingembre mangue

 

Précautions d’emploi

Demandez toujours conseil à votre médecin avant de consommer du gingembre, surtout si vous suivez un traitement médical (en particulier un traitement anti-coagulant) ou si vous êtes actuellement en mauvaise santé.

Les effets secondaires du gingembre sont des troubles gastro-intestinaux légers (bénins).

Il n’y a pas de contre-indication à la consommation de gingembre aux doses conseillées.

Les femmes enceintes peuvent consommer du gingembre, il a été prouvé sans danger pendant la grossesse – pour la mère et l’enfant.

 

Posologie du gingembre

Pour diminuer la nausée, consommez de 1g à 3g d’extrait de gingembre, dès l’apparition des premiers symptômes. Il vaut mieux ne pas consommer cette dose plusieurs fois par jour.

Pour augmenter le niveau sanguin de testostérone, consommez 10-15g d’extrait de gingembre par jour. Nous vous rappelons que l’augmentation de la testostérone n’est pas prouvée, et une telle dose journalière pourrait comporter des risques pour la santé à long terme.

Pour tous les autres effets du gingembre, utilisez 1g d’extrait de gingembre par jour ou au moment souhaité (voir le détail des effets plus bas sur cette page).

1 gramme d’extrait de gingembre équivaut environ à 6-8 grammes de gingembre frais (une cuillère à café), ou 2 cuillères à café de sirop de gingembre, ou 2 goutes d’huile de gingembre (extrait liquide de gingembre), ou 1 litre de thé au gingembre préparé avec 2 cuillères à café de gingembre, ou 2 tranches épaisses de gingembre confit.

 

Recherche scientifique

Voici le récapitulatif de la recherche scientifique sur le gingembre.

Il est peu connu de la communauté scientifique, car on commence à peine à l’étudier (moins d’une centaine d’études à l’heure actuelle). Donc on en sait peu sur ses effets : on découvre à peine son action sur le corps humain, et les manières dont il est possible de l’utiliser de manière efficace.

 

Effets confirmés (prouvés)

Le premier effet prouvé du gingembre est une forte réduction de la nausée, en particulier la nausée causée par le mal de mer et la grossesse. Cela n’inclut pas forcément toutes les nausées (comme le mal des transports), même s’il semble y avoir une efficacité dans de nombreuses situations différentes.

Un autre effet constaté suite à la consommation de gingembre est une diminution de l’inflammation. Le gingembre est un anti-inflammatoire léger, ce n’est pas vraiment son point fort. La consommation régulière de gingembre pourrait être bénéfique aux personnes susceptibles à l’inflammation.

Il y a une réduction des symptômes de l’arthrose, sous la forme d’une diminution de la douleur articulaire. Cet effet est d’une efficacité similaire à celui obtenu avec un médicament de type anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) (comme l’ibuprofène). Là encore l’effet n’est pas très puissant, il vaudra mieux opter pour la glucosamine si le but est de soulager l’arthrose (car elle ralentit également la progression de la maladie).

Enfin le gingembre accélère légèrement la vidange gastrique, c’est-à-dire le rythme auquel l’estomac se vide pendant la digestion. On ne voit pas bien quelle pourrait être l’utilité de cet effet, au-delà de l’accélération de la digestion.

 

Effets supposés

Voici les effets non-encore prouvés du gingembre.

Tout d’abord il pourrait y avoir une diminution du risque de cancer colorectal (cancer du colon). Il s’agit du seul effet anti-cancérigène constaté avec la consommation de gingembre, celui-ci ne change rien aux autres types de cancer.

Il pourrait y avoir une diminution de l’appétit lorsque le gingembre est consommé pendant un repas : il réduirait la faim et donc le volume du bol alimentaire (quantité d’aliments). Cependant il ne changerait rien à la satiété (sensation d’être plein). Le gingembre augmenterait peut-être l’action dynamique spécifique (ADS) ce qui permettrait de dépenser environ 20 à 60 Calories supplémentaires lors de la digestion d’un gros repas. Ces effets sont intéressants pour combattre le surpoids léger.

Le gingembre pourrait réduire le cholestérol total, et améliorerait le profil cholestérolémique en augmentant le cholestérol HDL (bon cholestérol) et en diminuant le cholestérol LDL (mauvais cholestérol). Ces effets seraient constatés en lien avec l’augmentation de la concentration en cholestérol des testicules, donc il n’y aurait peut-être aucun effet pour les femmes et/ou sur le cholestérol sanguin. Nous sommes dans l’attente d’une deuxième étude de confirmation.

Il y aurait une réduction des symptômes de la dysménorrhée (règles douloureuses), avec une consommation de 250mg de gingembre 3 à 4 fois par jour (pour un total de 1g/jour), à partir du jour précédent le début des règles pendant 4 jours. Le gingembre serait préférable à la vitamine E pour combattre les douleurs dues aux règles, car cette dernière pourrait être toxique.

Chez des femmes âgées de 45 à 65 ans, on pourrait constater une amélioration de la mémoire, et une diminution du temps de réaction (de meilleurs réflexes). On ne sait pas si ces effets s’appliqueraient également aux hommes et/ou aux personnes plus jeunes ou plus âgées.

Il pourrait y avoir une diminution de la pression du bas œsophage. C’est une mauvaise chose pour les personnes atteintes de reflux gastro-œsophagien (RGO), et un paramètre à prendre en compte lors de la consommation régulière de gingembre si l’on utilise un traitement contre les reflux gastriques.

Chez des hommes infertiles, on pourrait constater les effets suivants suite à la consommation de gingembre (quantité non précise dans l’étude) :

  • Une augmentation de la motilité (mobilité) des spermatozoïdes de plus de 40%
  • Une augmentation de la quantité d’éjaculat (sperme) de plus de 30%
  • Une augmentation de l’activité de l’hormone folliculo-stimulante (HFS) de plus de 15%
  • Une augmentation du taux sanguin de l’hormone lutéinisante (LH/ICSH) de plus de 40%
  • Une augmentation de la concentration en spermatozoïdes de plus de 15%
  • Une augmentation de la qualité globale du sperme
  • Une augmentation de l’hormone testostérone de plus de 15%
  • Une diminution de la lipo-peroxydation séminale (du sperme) de plus de 50%

Ces effets ne se manifesteraient peut-être pas chez des personnes en bonne santé (fertiles) : le gingembre pourrait ne pas augmenter la fertilité des personnes chez qui celle-ci est déjà normale. Les différents effets hormonaux (testostérone, HFS, LH) pourraient également ne pas se produire chez des personnes ayant des niveaux naturellement normaux.

Enfin le gingembre pourrait diminuer le niveau sanguin de triglycérides chez des personnes atteintes d’hypertriglycéridémie.

Le gingembre n’aurait aucun effet sur :

  • Le cholestérol vLDL
  • Le glucose sanguin
  • L’insuline à jeun
  • Le métabolisme basal
  • Les enzymes antioxydantes
  • Le rythme d’épuisement à l’effort
  • Le nystagmus
  • La cinétose (mal des transports)

 

Dernières choses à savoir

Il est possible que le gingembre diminue les vertiges et les courbatures. Cependant ces deux effets sont peu probables car ils semblent très éloignés des mécanismes d’action du gingembre sur le corps. Il s’agit d’un bon rappel que la recherche sur ce complément n’en est qu’à ses balbutiements – et qu’il ne faut pas croire en toutes les vertus miraculeuses mises en avant par les vendeurs de compléments.

On peut tout à fait combiner le ginseng et le gingembre pour cumuler (additionner) leurs effets. Cependant il n’y a pas d’avantage synergétique (multiplicateur) à l’utilisation de ces deux compléments en même temps. Le ginseng est utile pour combattre la fatigue et augmenter la libido chez les femmes (mais ce n’est pas un aphrodisiaque très efficace à lui tout seul).

Le gingembre est très utilisé dans le cuisine orientale, il est aussi incorporé dans certains plats de notre cuisine française comme… le pain d’épices !

Sources (en anglais) : Wikipedia, Examine

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *